Dernières confessions Page 1

#20824 Cher futur bac1 qui traîner déjà sur ce groupe, début d'année on va vous parler d'un cadeau. Vous pouvez repasser vos exam rater en janvier en juin. Trop bien non? Rater en janvier ne vous mets pas une seconde sess en août
NE FAITES PAS CA CEST UN PIEGE VOUS ALLER PAS SORTIR VIVANT DE VOTRE SESSION D'AOÛT, 4 EXAMS PAR SEMAINES CE NEST PAS FAISABLE. CEST SUCIDAIRE

Sur ce je vais retourner étudier, ou me pendre jsp encore

21-06-2022 09:33

#20823 Une fille m'a demandé mon numéro. J'ai failli lui donner mon noma tellement je suis matrixée par les examens.

21-06-2022 09:32

#20822 Trop hâte de (re)vivre enfin des vrais festivals cet été !
Je fais bénévole à LaSemo, trop le bon plan pour avoir le festival gratuit (et j’avoue... j’ai jamais autant pécho qu’en étant bénévole à ce festival 😇)

14-06-2022 16:14

#20821 On en parle des examens de 12h15-14h15, ON MANGE QUAND ??

#VentreQuiGargouille
#J'AiFaim

14-06-2022 16:13

#20820 GO GO GO
TU PEUX LE FAIRE
VOUS ÊTES LES MEILLEURS!!!

06-06-2022 12:59

#20819 C'est pas mon jour
C'est tout
#ALaRechercheDExcusesPourPasTravailler

05-06-2022 09:41

#20818 Les gens en terrasse en ce moment, vous faites quoi comme étude???
C’est pour un ami …

04-06-2022 20:46

#20817 Perso jsuis dans la merde et vous???

01-06-2022 15:46

#20816 Les amis.

Ce quadrimestre dernier, j’ai dû faire face à une situation pour le moins déstabilisante…
Pour un travail de groupe, on m’a proposé, je dirais même plus que je n’ai pas eu le choix, de créer un groupe de discussion sur … Instagram. INSTAGRAM !!!
Parce que : je cite, ouvrir les guillemets "qui utilise encore messenger ?" Fermer le guillemets.
Je n’avais plus aucun repère.. je cherchais nos fichiers et photos partagés mais aucune trace d’eux ou alors perdus entre deux photos de "Pumba le chien" et la "Poke bowl du dimanche".

Les amis,
Au jour d’aujourd’hui, est-ce que Facebook/messenger ont encore du sens ?
Éclairez-moi, je suis perdu…

31-05-2022 10:00

#20815 TW : mention de viol et de violence
Réponse à
#20810
Je ne blâme pas l’auteur de la série « Patrick ». Je pense qui avait toutes les bonnes intentions du monde, il voulait sensibiliser et mettre en évidence des faits. Il a permis d’ouvrir la parole et crée un débat. Le problème n’est pas cette personne, mais la perception du viol et des agressions sexuels. C’est là qu’intervient la culture du viol qui est tellement encrée qu’elle parait totalement acceptable.
La première image d’un viol est celle qui est dans un contexte nocturne avec un inconnu. L’agresseur est perçu comme un monstre, sans cœur qui se plait de la soumission et de la tristesse de sa victime. La victime, elle, est une personne en état de faiblesse. Elle est bien souvent sous alcool ou drogue et ne se protège pas assez. J’exagère à peine dans ma description. C’est là que souvent intervient la sensibilisation et la prévention des victimes. On connait les situations alors pourquoi, nous victime, on ne se protège pas ? Nous ne devons pas boire, mettre un couvercle sur notre gobelet, pas se promenez seule, pas portez de vêtement sexy, éviter la nuit et vivre le jour, ne pas avoir un comportement provocant qui chauffe un mec, faire attention tout simplement.
C’est bizarre, mais je fais toute ces choses. Tout le monde connait les gestes de protection et les applique. Alors pourquoi il y a toujours autant de viol et d’agression si nous ne nous mettons pas intentionnellement dans une situation de faiblesse ?
C’est hypocrite de dire qu’on doit encore faire de la prévention aux victimes. Cette prévention est ancrée dans notre monde. Depuis que je suis toute petite, chaque fois que je sors la nuit, ma mère me dit « Fais attention à toi, fais attention aux étrangers ». Je marche dans la rue, je suis sur le qui-vive. Jamais, je ne bois au point d’être plus maître de moi-même. Je vis dans un environnement anxiogène dans l’expectative d’une possible agression.
Pourtant, ce n’est qu’une partie de la réalité les agressions dans l’environnement décris ci-dessus. Une partie des viols et des agressions se font dans ces conditions. Je ne le nie pas. Avec mes gestes et mon comportement, je peux réduire les probabilités de subir des agressions quand je suis en condition de faiblesse : seule, la nuit, alcoolisée, droguée.
L’autre partie de la réalité, c’est que 90% des victimes connaissent leur agresseur.
Cette partie est beaucoup moins représentée, on en parle moins. Ce sont les agressions sexuelles d’un proche, une personne qu’on aime ou en qui on a confiance. L’agresseur n’est bien souvent pas un monstre, mais un humain. La personne peut très bien être engagée pour le climat, celle vers qui on se tourne pour pleurer dans ses bras ou qui nous a vu grandir et partager de nombreux fous rire. C’est une personne normale. Mon frère peut être la meilleure personne à mes yeux, ce n’est pas pour autant qui ne peut pas violer sa copine. Il faut arrêter de diaboliser les violeurs. C’est vrai, une partie peut-être des sadiques, qui aime créer la peur et avoir un sentiment de dominance. Mais pas la majorité. En les diabolisant, nous participons à les rendre irresponsables de leurs actes. Dire qu’ils sont méchants, pas bien dans leur tête, ou bien que c’est instinctif et qu’ils ne contrôlent pas leurs pulsions est faux. Ce sont des agresseurs et ils sont responsables de leurs comportements et de leurs gestes.
C’est ça la culture du viol. La responsabilité de la faute change de camps. Les agresseurs ne sont pas responsables de leurs actes et les victimes sont responsables car elles ne se sont pas protégées. C’est en ça que l’histoire de « Patrick » participent en partie à la culture du viol. Il parle encore une fois des viols qui sont fait en groupe, secrètement, en soirée avec de la drogue. Il crée un climat anxiogène. La sensibilisation est tournée encore une fois sur les dangers d’un environnement, et c’est encore une fois les victimes qui doivent se protéger pour ne pas être dans cet environnement.
Alors maintenant, comment on sensibilise les victimes de leur conjoint, collègue, de son meilleur ami, de son frère ou son beau-père ? Comme une victime est sensé se protéger de son mari qui le viol en faisant son devoir conjugal ? Des attouchements de son supérieur hiérarchique qui détient sa carrière en main ? C’est quoi vos solutions ? Je suis preneuse de tous vos conseils.
Jamais je n’ai entendu ma mère ou mon père dire à mes frères : « Veille à demander le consentement de ta copine avant de coucher avec ». Pourtant le consentement, ce sont seulement quelques mots, qui peuvent être dits de façon super sexy et très simplement.
La sensibilisation et l’éducation au consentement ne sont pas assez présentes et efficaces. Une reforme a eu lieu il y a 2 mois sur le code pénal sexuel. Le consentement est au cœur de cette réforme : il doit être dit de manière positive. C’est-à-dire, il faut exprimer de manière explicite son désir d’une relation sexuelle et il peut être rétractable à tout moment même pendant l’acte.
Certains violeurs ou agresseurs ne se rendent même pas compte que leurs actes sont considérés comme tel. Encore trop souvent le consentement est pris dans une absence de réaction, la peur, la surprise ou contre le grès de la personne. Non, un date ne signifie pas le consentement d’une contrepartie sexuelle à la fin. Non, un cunni ne signifie pas l’obligation de rendre la pareille. Non, une robe ne signifie pas qu’on doit mettre une tape sur les fesses. Non, avoir eu une relation sexuelle consentie le soir ne signifie pas avoir consenti une relation sexuelle le matin quand on est encore endormi.
C’est pour tous ces comportements qui dérogent au consentement que je peux dire : la population a besoin d’avoir plus d’éducation et sensibilisation au consentement. La solution n’est pas de la culpabilisation des victimes. Cela participe à nourrir le système et la culture du viol en laissant les coupables impunies.

28-05-2022 20:24